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Aire Libre. Saison 2017-2018

Pour la deuxième année j'ai eu la chance de pouvoir suivre la saison au théâtre de l'Aire Libre pour y photographier régulièrement les différentes propositions de la riche programmation de la salle.

La diversité de ce qu'on peut y découvrir incite vraiment à la curiosité entre théâtre, contes, concerts. Une saison marquée en avril par le festival Mythos pour lequel  j'ai aussi pu faire des photos.

Cet article regroupe donc les différents moments auxquels j'ai pu assister et les photographies faites au cours de la saison 2017-2018.

Menu :

Théâtre Aire Libre-Loewen photographie
 
Annonce de la programmation

Pour cette soirée d'annonce de la saison Olaph Nichte, chercheur en Global Physique (alias Arnaud Aymard, que j'avais pu découvrir en oiseau bleu lors d'une précédente édition de Mythos) avait pour mission d'expliciter un certain nombre de concepts. Le public, bien aidé par de nombreux schémas et une implication totale du scientifique, en est ressorti riche de nombreux enseignements et d'un savoir certain.

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Rover - Octobre 2017
 

Pour cette première date en ce qui me concerne j'étais impatient de voir Rover sur scène, je n'en n'avais pas encore eu l'occasion. Il s'est gentiment prêté dans un premier temps au jeu de la rencontre avec le public, rencontre organisé avec la FNAC. Le concert était superbe ! Rover, épaulé par Sébastien Collinet (clavier, guitare, chœurs) nous a fait voyagé dans es compositions, évoluant d'un morceau à l'autre avec des transitions donnant une cohérence terrible à l'ensemble. Grosse ovation du public, à la hauteur de la prestation, mémorable.

Rover - Aire Libre 2017-Loewen photographie
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Nos serments - Julie Duclos - Festival du TNB
 

le fetival du TNB sous la nouvelle direction d'Arthur Nauzyciel proposait à l'Aire Libre cette pièce de Julie Duclos, "Nos serments". Inspirée du film de Jean Eustache "la maman et la putain" la pièce s'attache à évoquer la parole amoureuse d'une époque entre sincérité parfois blessante et dissimulation.  Les serments que l'on fait nous engagent-ils plus que l'espoir qu'ils peuvent susciter chez l'autre ? Entre cinéma et théâtre cette pièce ne laisse pas indifférente par les échos qu'elle réveille en chacun de nous.

Nos serments Aire Libre 2017-Loewen photographie
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Le début de l'A. - Pascal Rambert - Festival du TNB
 

Toujours dans le cadre du festival TNB Pascal Rambert nous invitait à une lecture électrifiée, accompagné d'Audrey Bonnet et Alexandre Meyer à la guitare. Le texte est celui créé en 2005 à la Comédie Française et inspiré du propre vécu de l'auteur et des sentiments ressentis en 2000 lorsqu'il a été séparé de la femme qu'il aimait. Évocation comme son titre l'indique de la naissance et de la force des sentiments amoureux, l'auteur s'est plongé en lui-même pour en sortir ce texte plein de sincérité et qui sonne si juste, lu en dialogue avec Audrey Bonnet et nappé des arpèges d'Alexandre Meyer, tout au service du texte.

le début de l'A- Aire Libre 2017-Loewen photographie
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Des hommes en devenir - Emmanuel Meirieu - Festival du TNB

Emmanuel Meirieu porte magnifiquement à la scène le roman de Bruce Machart, américain qui se situe dans la veine de William Faulkner. Des destins d'hommes marqués dans leur chair par la blessure, la mort, la perte d'un être cher. Des destins contrariés, touchés mais finalement pas brisés. La puissance du jeu des acteurs nous entraine dans la vérité de leur douleur, sans pathos excessif mais avec réalisme. L'espoir est toutefois là, avec eux. Ils sont face à nous autant que face à leur douleur et affrontent cette blessure pour se donner une chance d'avancer enfin, illustrant ainsi La puissance de la résilience. La mise en scène sert parfaitement le jeu des acteurs par une très belle utilisation de la lumière et de la vidéo, une pièce poignante et très forte, à voir absolument.

Des hommes en devenir - Aire Libre 2017-Loewen photographie
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Nakhane & Laura Perrudin - Festival Transmusicales 2017

Pour ces 39e Transmusicales et comme chaque année, l'Aire Libre abrite une création. Cette année c'était Nakhane, jeune artiste sud-africain de 29 ans, qui a été accueilli pour 4 jours de résidence. Multi-instrumentiste, également acteur et écrivain, il s'appuie sur une voix unique entre médiums et aigus pour nous proposer ses morceaux inspirés du rock indé, de la soul et des grands chanteurs de ce courant des années 60. Une belle découverte, et on entendra surement parler de lui à l'avenir ! En première partie Laura Perrudin proposait elle aussi un univers singulier. Virtuose de la harpe, seule sur scène avec son sampler, elle construit ses morceaux en leur donnant une ampleur progressive dans un style qui n'appartient qu'à elle, entre jazz et électro tout en s'appuyant sur sa jolie voix pour construire ses propres choeurs et harmonies. Difficile de ne pas penser notamment à Björk sur certains morceaux, mais toutes ses influences sont bien digérées !

Laura Perrudin - Aire Libre 2017-Loewen photographie
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Nakhane - Aire Libre 2017-Loewen photographie
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Rachid Taha
 

La saison 2017-2018 continue en musique. Après la belle découverte Nakhane pour les Transmusicales c'est au tour de Rachid Taha de rejoindre la scène de l'Aire Libre. On ne le présente plus, avec son style unique mélangeant le punk, le rock avec la musique traditionnelle issue de ses racines algériennes. Il s'est gentiment prêté au jeu de la rencontre avec son public avant le concert, comme Rover un peu plus tôt dans la saison. Le concert en lui-même était très généreux avec une set-list bien fournie. Même si on la senti hésitant sur certains passages, ses musiciens assurent bien derrière et il était visiblement heureux d'être sur scène ! Le public était conquis aussi, debout sur la moitié du concert pour en profiter à fond. La reprise des Clash "Rock the casbah" fait toujours son petit effet ! Un chouette concert au final, en voici quelques photos ainsi que de la rencontre avec le public.

Rachid Taha - Aire Libre 2018-Loewen photographie
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Laïka - Ascanio Celestini & David Murgia
 

Jésus, Johan Cruyff, Stephen Hawking, une prostitutée, une vieille un SDF, des intérimaires, une chienne cosmonaute... David Celestini est l'auteur et le metteur en scène de cette pièce. Un regard entre l'ironie, la farce et la satire politique sur la réalité crue du monde du travail, les religions... David Murgia interprète formidablement ce texte et en dégage toute la portée par la puissance de son interprétation. Une pièce à vivre plus qu'à raconter, mais au final, si Dieu existe, un jour l'être vivant le plus près de Lui fut une chienne des rues prénommée Laïka.

Laïka -David Murgia - Aire Libre 2018-Loewen photographie
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Birds on a wire - Rosemary Standley & Dom la Nena

Dimanche, fin d'après-midi, la perspective d'une nouvelle semaine de travail... Heureusement il existait une belle façon de voyager très loin sans faire trop de kilomètres ! Rosemary Standley, la chanteuse de Moriarty, retrouvait la violoncelliste Dom La Nena  pour reformer leur duo créé en 2012.

Le voyage était tout d’abord linguistique puisque nous avons pu entendre des morceaux en français, portugais, italien, anglais et même une comptine en russe ! Leur deux voix se croisent, se mélangent, sur un joli plateau à la mise en scène théâtrale mais sans excès. Voyage dans le temps aussi, puisque Rosemary Standley avec sa voix si nous ramène sur des sonorités des chanteuses de jazz des années 50 (du moins c'était mon ressenti !).

Les interactions avec le public, tout en spontanéité, illustraient bien le plaisir partagé entre artistes et la salle.

Un nouvel album doit clôturer cette tournée qui commence. Un beau moment !

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Fred Pellerin - Un village en trois dés. Festival Mythos 2018

Le conteur Fred Pellerin nous plonge dans le dédale de son village au Québec, Saint-Élie-de-Caxton. On y retrouve une faune légendaire préservée : Méo le barbier décoiffeur, Toussaint le marchand généreux ou encore la belle Lurette. On a aussi la chance d’y rencontrer Alice, la première postière de l’histoire locale, elle qui sait licher les enveloppes dans les deux sens – tant pour les fermer que pour les ouvrir – et de connaître un peu mieux le curé, cet envoyé de l’évêché mandaté pour redonner du lustre à la foi ambiante du Caxton d’époque.

 
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La convivialité - Compagnie Chantal et Bernadette. Festival Mythos 2018

Après le succès de la forme courte présentée au festival Mythos, Arnaud Hoedt et Jérôme Pironproposent une nouvelle approche pop et iconoclaste de l’invariabilité du participe passé des verbes qui utilisent l’auxiliaire avoir en fonction de la position du complément dans la phrase. Tout un programme !

Un moine copiste, des saucisses, un tatouage, un hibou, Albert Einstein et la pataphysique. Un dogme intime et lié à l’enfance. Une règle, qui détermine un rapport collectif à la culture et à la tradition. Outil technique qu’on déguise en objet de prestige, on va jusqu’à appeler ses absurdités des subtilités. Passion pour les uns, chemin de croix pour les autres, il est sacré pour tous. Et pourtant, il ne s’agit peut-être que d’un énorme malentendu. Tout le monde a une orthographe et chacun un avis à ce sujet.

 
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Pierre Lapointe. Festival Mythos 2018

Figure emblématique de la chanson québécoise, Pierre Lapointe a d’abord été ce jeune dandy excentrique qui se présentait sur scène pieds nus mais cravaté. Habitué des mariages artistiques inhabituels, il allie aujourd’hui les influences de la chanson française et l’élégance de la pop symphonique pour mieux revenir à l’essentiel.

Avec un nouvel album et des textes qui vont droit au cœur et à l’âme, Pierre Lapointe revient à L’Aire Libre pour mieux nous entraîner dans son monde avec sensibilité, sans artifice ni pudeur. Un univers imprégné d’humanité, de tendresse, de sourires et de rires. Une musique qui nous prend à bras le corps en symbiose avec les mots et les images ; une performance à cœur ouvert, à hauteur d’homme, bien et beau dans sa peau.

 
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Ca s'écrit T-C-H - Compagnie Lumières d’août. Festival Mythos 2018

Jean-Jacques Tchaïkovsky, Breton reconverti dans l’agriculture, mène l’enquête : la légende familiale veut qu’il soit descendant du compositeur russe. Depuis qu’il est né, on peut dire qu’il se sent à l’aise avec pas grand-chose dans le monde, et surtout pas la musique qu’il a apprise enfant et adolescent sans aucun plaisir. Alors il cherche. Il cherche les raisons de son existence si différente de la grande histoire imposée par son patronyme. Reclus dans la campagne bretonne, bien aidé dans sa quête par la bouchère du bourg et la professeure de russe, il va bien finir par trouver quelque chose… C’est le genre d’enquête où il n’y a que des coupables mais ils n’iront pas en prison. Ces coupables sont vos ancêtres, tous ceux qui ont conspiré à votre existence. Tous ceux qui ont accompli le geste sexuel et parfois aussi le geste d’amour. Doit-on connaître ses racines pour se construire ? Comment est-on influencé par la petite et par la grande Histoire ?

 
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Invetaire 68, un pavé dans l'histoire. Nicolas Bonneau

Et voilà, la dernière date dans la programmation 2017-2018 de l'Aire Libre pointe déjà le bout de son nez. 2018, 1968... Une date anniversaire nous permet de nous (re)plonger dans les "événements" de mai 68. Nicolas Bonneau s'en charge en conviant la petite et la grande histoire à travers l'émancipation de Pierrot (pas le fou, l'autre) et Juliet ("comme Juliette, mais sans le "t" et le "e" à la fin). Bourgeois, prolos, figures historiques du mouvement (imitation savoureuse de Cohn-Bendit...), il les fait vivre et revivre, au son des tubes de l'époque.

Mémoire commune évoquée sans nostalgie excessive, témoignage d'une vague d'espoirs et de grands changements à travers le monde, bouleversement d'un vieil ordre établi, Nicolas Bonneau ne fait pas la leçon mais convoque notre mémoire commune, pour ce qui nous semble déjà si loin et pourtant encore si proche...

Pour ma part c'est donc ma dernière série de l'année à l'Aire Libre, je remercie toute l'équipe pour son accueil et cette belle saison. J'ai pris beaucoup de plaisir à la suivre, en essayant de capter l'esprit des propositions auxquelles j'ai pu assister à travers mon objectif. Hasta luego !

 
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